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Suisse · obligations des intermédiaires d'assurance

Conformité d'un courtier d'assurance en Suisse : ce que la LSA et la FINMA exigent

Avertissement. Cette page est une synthèse documentaire à usage pratique, établie à partir des publications publiques de la FINMA, du SFI et de l'Administration fédérale des contributions. Elle ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace ni la LSA, ni l'OS, ni les communications de la FINMA. En cas de doute sur votre situation, référez-vous aux textes officiels liés ci-dessous ou à un conseil spécialisé.

1. Le point de départ : qui est concerné

La FINMA rappelle que les intermédiaires d'assurance sont des personnes physiques ou morales qui proposent ou concluent des contrats d'assurance — y compris en conseillant la clientèle dans le but de conclure un contrat. La simple mise à disposition de données ou d'informations n'est pas considérée comme de l'intermédiation d'assurance.

La FINMA distingue deux régimes, et le choix n'est pas cosmétique :

L'article 44 al. 1 let. b LSA interdit d'exercer à la fois comme intermédiaire lié et non lié. Le régime décrit sur cette page est celui applicable depuis le 1er janvier 2024.

2. Les obligations documentaires, une par une

La FINMA publie la liste des obligations applicables et la rattache explicitement à des articles. Nous reprenons ici ses propres renvois, sans les reformuler :

ObligationBase légale citée par la FINMACe qu'un cabinet doit pouvoir produire
Information du clientart. 45 LSALes informations remises, sous une forme compréhensible, avant la conclusion du contrat
Publicité des rémunérations (non liés)art. 45b LSAL'information du client sur tous les types de rémunération reçus d'entreprises d'assurance ou de tiers
Capacités et connaissancesart. 43 al. 1 LSA et art. 190 OSLa preuve de la formation initiale — condition préalable à l'inscription pour les non liés — et de la formation continue
Activité irréprochableart. 41 al. 2 let. b LSA et art. 187 OSUn suivi permanent : aptitudes à la fonction et intégrité personnelle
Annonce des modificationsart. 184 al. 1 / 185 al. 1 OSLa communication à la FINMA, sans délai, via la plateforme EHP, de toute modification des faits sur lesquels repose l'enregistrement
Conseil en assurance-vie qualifiéeart. 39h, 39j à 39k LSALes obligations spécifiques à ce type de conseil, à traiter séparément
Activités prohibéesart. 44 al. 1 let. a et b LSAL'absence de double statut lié/non lié et de collaboration avec une entreprise non autorisée
Renseignement sur les faits importantsart. 29 al. 2 LFINMA (RS 956.1)L'annonce sans délai des faits importants pour la surveillance, y compris les cyberincidents, à l'adresse vermittler@finma.ch

Cette liste dérive de la page « Obligations des intermédiaires d'assurance » de la FINMA, qui renvoie aussi à une communication annuelle des chiffres clés et informations d'activité pour les intermédiaires non liés.

La taxe de surveillance

La FINMA perçoit chaque année une taxe de surveillance auprès des intermédiaires soumis à sa surveillance. Le montant publié est de 475 CHF, facturé au troisième trimestre de chaque année (art. 15 LFINMA, RS 956.1). Ce n'est ni un abonnement ni une commission : c'est une taxe fédérale, due en plus de vos outils. Toute grille tarifaire d'un logiciel de courtage suisse devrait être comparée en tenant compte de cette ligne.

Le registre public et la plateforme EHP

L'inscription ne se fait pas par e-mail : un accès à la plateforme de saisie et de demande (EHP) est nécessaire pour procéder à une inscription initiale et pour annoncer les mutations. Le registre est public : la FINMA met à disposition une recherche permettant de vérifier si un intermédiaire y figure.

3. Et la protection des données ?

La loi fédérale révisée sur la protection des données (nLPD) est en vigueur depuis le 1er septembre 2023. Pour un cabinet de courtage, elle se traduit très concrètement par trois questions auxquelles il faut pouvoir répondre :

Un logiciel de gestion ne « met pas en conformité » à lui seul. En revanche, un outil qui ne conserve pas d'historique, qui ne trace pas qui a fait quoi et qui ne sait pas exporter les données d'un client vous met en difficulté précisément quand on vous demande de prouver quelque chose.

4. Ce que COURTIA fait — et ne fait pas

COURTIA est un logiciel de gestion et CRM pour courtiers d'assurance. Notre position est simple :

COURTIA n'est pas un dispositif de conformité certifié. Nous ne délivrons ni attestation, ni audit, ni agrément. Nous ne sommes pas inscrits comme organisme de surveillance et nous ne remplissons aucune démarche à votre place auprès de la FINMA.

Ce que l'outil apporte au cabinet : un endroit unique où les clients, contrats, échéances, documents et actions sont tracés, exportables et consultables — la matière première de toute démonstration de conformité. Les informations remises avant la conclusion du contrat peuvent y être préparées et conservées ; le suivi des commissions aide à réconcilier les décomptes reçus ; l'historique d'actions documente qui a fait quoi et quand.

L'assistance IA (ARK) priorise et prépare les actions. Le courtier valide. Rien n'est appliqué automatiquement, et ARK ne se substitue ni au devoir de conseil ni à la décision professionnelle.

5. Sources officielles à consulter

6. Où ces obligations se préparent concrètement dans COURTIA

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