Organiser ses renouvellements au lieu de les découvrir
La seule question qui compte : quand commence-t-on ?
Un renouvellement traité la semaine de l'échéance est un renouvellement subi. Traité deux mois avant, c'est une occasion commerciale : on a le temps de revoir les garanties, de comparer, de proposer. La fenêtre de préparation est donc la décision structurante.
Une fenêtre en trois temps
| Moment | Ce que fait le cabinet |
|---|---|
| Trois mois avant | Repérer les échéances, identifier les dossiers à enjeu et ceux dont la situation a changé |
| Deux mois avant | Préparer le dossier de renouvellement, vérifier les pièces, éventuellement remettre en concurrence |
| Un mois avant | Présenter au client, obtenir la décision, préparer les documents |
Cette fenêtre doit être tenue par un système, pas par la mémoire : c'est exactement ce que produit une échéance rattachée au contrat.
Le dossier de renouvellement, en cinq pièces
- Le contrat actuel : compagnie, prime, garanties principales.
- Ce qui a changé dans la situation du client depuis un an.
- Les sinistres de la période, s'il y en a eu.
- Les pièces attendues et leur état.
- La préconisation du courtier, avec son motif.
Prioriser quand il y a beaucoup d'échéances
Deux critères suffisent : l'enjeu (prime, multi-équipement, ancienneté) et la fragilité (contrat sans contact depuis longtemps, sinistralité, échéance oubliée l'an dernier). Le reste est du bruit tant que ces deux-là ne sont pas traités.
Après l'échéance
Ce qui se perd souvent, c'est l'après : le contrat renouvelé doit être mis à jour, les documents archivés, et la commission suivie. Un renouvellement non enregistré produit une échéance fausse l'année suivante — et l'erreur se répète.
Questions fréquentes
À quelle date faut-il commencer ?
Assez tôt pour avoir le temps de comparer et de faire décider le client : deux à trois mois avant l'échéance selon la complexité du contrat.
Faut-il remettre en concurrence tous les contrats ?
Non. Le faire sur tout le portefeuille coûte cher en temps et dégrade la relation avec les compagnies. Le ciblage par enjeu est plus efficace.
Comment ne pas oublier un renouvellement ?
En rattachant l'échéance au contrat, et en remontant les échéances à 30 et 90 jours dans la liste de travail.
Pour aller plus loin
- Gestion de portefeuille — les échéances dans le produit
- Prioriser ses dossiers — l'ordre de traitement
- Comparer des propositions — remettre en concurrence
- Renouvellements en Suisse — la version suisse
Voir le produit et l'essayer
L'essai COURTIA dure 7 jours. À l'expiration, aucune donnée n'est supprimée : le cabinet garde la consultation de ses dossiers et cesse seulement de pouvoir les modifier jusqu'à la souscription.
Le calendrier de travail par échéance
Un renouvellement ne se traite pas le jour de l'échéance mais par paliers. Le découpage qui tient dans un cabinet :
- J-90 : repérer — la liste des contrats arrivant à échéance dans le trimestre, sans action commerciale à ce stade. Objectif : savoir combien de dossiers la période contient.
- J-60 : qualifier — vérifier ce qui a changé depuis un an (situation, véhicule, valeurs, effectifs) et noter ce qu'il faut demander au client.
- J-45 : demander — envoyez la demande de pièces et l'information au client, avec la date de retour souhaitée, pour éviter les allers-retours de fin de mois.
- J-30 : comparer — les propositions sont en main, la décision peut être prise sans urgence.
- J-15 : verrouiller — les dossiers sans retour sont traités en priorité : ce sont eux qui coûtent un client.
- J-0 : archiver — la nouvelle date d'échéance est enregistrée, sinon le cycle suivant recommence sans trace.
Le but de ce découpage n'est pas d'appeler plus : c'est de savoir, à tout moment, combien de dossiers sont dans chaque palier — et de ne plus découvrir une échéance le jour où elle tombe.
Page mise à jour le 2026-09-22. Les fonctionnalités décrites ici sont celles qui sont réellement présentes dans le produit ; aucune durée ni aucun gain chiffré n'est promis sans mesure.